PROSPECTIVE 2016 DE LA SITUATION ECONOMIQUE

 

En 2016, l’économie française s’installe dans la croissance, qui reste toutefois timide. Les entreprises mettent à profit l’allégement de leurs charges et participent à cette reprise de la croissance.

 

Monde

Economie mondiale

La croissance mondiale connaitra une légère impulsion mais restera fragile

2015 2016 2017
+3,1% +3,4% +3,6%

Le cours du pétrole est très volatile et poursuit sa baisse

Cours moyens 2015 : 54,59$/baril | estimation 2016 : 40$/baril, possibilité d’approcher 20$ en point bas

 

Zone Euro

Zone Euro

La reprise se confirme

Croissance :

2015 2016 2017
+1,5% +1,7% +1,9%

Taux d’inflation :

2015 2016 2017
0,1% 1% 1,6%

Pas de changement significatif du taux directeur de la BCE, autour de 0,05%

L’Euro continue de se déprécier par rapport au dollar

Cours de l’euro :

2015 2016
1,09$ 1,05$

 

France

France

La reprise se confirme mais la croissance reste modérée

2015 2016 2017
1,1% 1,4% +1,6%

L’inflation stable en 2015 devrait remonter à partir de 2016 pour se rapprocher de l'objectif de 2%

2015 2016 2017
0,1% 1,0% 1,5%

 

Ménages

Ménages

Taux de chômage en baisse à partir de mi-2016

2015 2016 2017
10,2% 10,0% 9,7%

La consommation des ménages reste sur un taux de croissance modéré

2015 2016 2017
1,6% 1,5% 1,5%

Retour vers l’équilibre des dépenses d’investissement des ménages, portées par le logement

2015 2016 2017
-3,1% -1,7% -0,1%

 

Entreprises

Entreprises

Les taux de marges (1) des entreprises poursuivent leur redressement

2015 2016 2017
31,3% 31,8% 32,3%

L’investissement des entreprises (2) est en hausse

2015 2016 2017
23,0% 23,3% 23,7%

 

 

(1) Taux de marge (comptabilité nationale) : excédent brut d'exploitation (EBE) / valeur ajoutée brute (VA)

(2) Taux d'investissement (comptabilité nationale): formation brute de capital fixe (FBCF) / valeur ajoutée brute (VA)

Sources : INSEE, Banque de France, FMI, BCE

 

 


 

Prospective détaillée

 

Economie mondiale

 

Le cours du pétrole devrait poursuivre sa baisse en 2016.

 

La demande reste basse en raison d’une croissance faible.

L’offre augmente :

Montée en puissance des pétroles non conventionnels, notamment le pétrole de schiste américain

l’Iran prévoit d’exporter à partir de 2016, après la levée des sanctions économiques occidentales

L’Opep refuse toujours de baisser sa production

 

On table sur un cours de 45$ en moyenne sur 2016 , avec une fluctuation entre 35 et 50$ et la possibilité d’approcher les 20$ en point bas (contre 54,59$/baril en moyenne en 2015)

 

La croissance mondiale connaitra une impulsion tout en restant insuffisante et inégale

 

Des facteurs propices

Les taux d’intérêt reste très faible

Le prix de l’énergie et d’autres produits de base en baisse

Confiance des consommateurs américains en hausse

Augmentation des dépenses publiques

Les économies de marché émergentes devraient commencer à se redresser en 2016.

 

Qui permettent de dépasser  les nombreux obstacles à l’activité mondiale

fragilité persistante du système financier dans de nombreux pays

déséquilibres persistants entre l’offre et la demande

ralentissement de la conjoncture en Chine

problèmes des pays producteurs d'hydrocarbures face aux prix en berne

l’intensification des problèmes géopolitiques

Remontée des taux d'intérêt aux Etats-Unis

 

On prévoit une croissance mondiale de 3,6% en 2016

Production mondiale

2014 2015 2016
3,4% 3,1% 3,6%

 

 

Zone Euro

 

L’Euro pourrait continuer de se déprécier par rapport au dollar pour passer de 1,09 dollar fin 2015 à 1,05 dollar fin 2016.

On pourrait même atteindre la parité si des hypothès se confirment :

Les taux américains continuent d’augmenter (par exemple taux à 2 ans à 2%)

La BCE renforce ses actions non conventionnelles (rachat d’actif) dégradant son bilan donc la valeur de sa devise

 

Taux directeur BCE 2015 : 0,05%

Pas de changement important à attendre en 2016 : poursuite des mesures pour relancer la croissance et l’inflation, passant par des taux bas, et politique de hausse des taux très prudente de la FED qui ne remet pas en question la politique de la BCE

 

Taux d’inflation zone euro (Prévision BCE)

2015 2016 2017
0,1% 1% 1,6%

 

Croissance en reprise dans la zone Euro

2015 2016 2017
1,5% 1,7% 1,9%

 

 

France

 

La reprise se confirme mais la croissance reste modérée

2015 2016 2017
1,1% 1,4% 1,6%

 

L’inflation est restée stable en 2015 mais devrait remonter à partir de 2016

2015 2016 2017
0,1% 1,0% 1,5%

L’objectif se situe autour de 2%.

 

 

Ménages

 

Taux de chômage en baisse à partir de mi-2016, reposant sur une accélération des créations d’emploi, particulièrement dans le secteur marchand

2015 2016 2017
10,2% 10,0% 9,7%

 

Progression du revenu des  ménages (disponible brut nominal)

2015 2016 2017
+1,8% +2,3% +2,5%

 

On aurait un léger  tassement  de  la  progression  du pouvoir d’achat en 2016, l’augmentation du revenu brut ne compensant que partiellement l’inflation

2015 2016 2017
+1,7% +1,6% +1,3%

 

La consommation des ménages reste sur un taux de croissance modéré

2015 2016 2017
+1,6% +1,5% +1,5%

 

Retour vers un équilibre des dépenses d’investissement des ménages, qui devrait être atteint en 2017

2015 2016 2017
-3,1% -1,7% -0,1%

Cette amélioration est largement portée par l’investissement dans le logement, confirmé par la reprise des mises en chantier de logements neufs.

 

 

Entreprises

 

Les taux marges des entreprises (1) se sont fortement redressées en 2015 et poursuivront cette tendance  en 2016

2015 2016 2017
31,1% 31,8% 32,3%

Plusieurs facteurs contribuent à améliorer la marge :

- Baisse du prix du carburant. Elle a permis en 2015 de réinjecter près de 20 milliards d’euros dans l’économie française dont dix milliards pour les entreprises

- Baisse des taux d'intérêt

- Réduction du coût du travail. L'augmentation du taux du CICE, de 4 % à 6 % rehausserait le taux de marge des sociétés à hauteur de 0,6 point, le Pacte de responsabilité et de solidarité de 0,4 point.

 

Hausse de l’investissement des entreprises

Sur 2015, l’investissement des entreprises (2) a déjà nettement progressé, de 2 %. La tendance devrait encore s’accélérer début 2016, avec une hausse prévue de 0,9 % puis 0,8 % sur les deux premiers trimestres.

2015 2016 2017
23,0% 23,3% 23,7%

Le dispositif d’incitation de suramortissement est venu encourager l’investissement productif.

 


(1) Taux de marge (comptabilité nationale) : excédent brut d'exploitation (EBE) / valeur ajoutée brute (VA)

(2) Taux d'investissement (comptabilité nationale): formation brute de capital fixe (FBCF) / valeur ajoutée brute (VA)

Sources : INSEE, Banque de France, FMI, BCE